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Qui sommes-nous?

1 février 2011

Les Éditions du Gref, organisme à but non lucratif, ont pour mandat, d’une part, la publication d’ouvrages savants portant sur les littératures francophones et la langue française (activité première de 1987 à 1993) et, d’autre part, la publication d’ouvrages de création en français (activité essentielle depuis 1993).
Les Éditions du GREF sont issues du Groupe de recherche en études francophones (Gref), fondé en 1984 par Alain Baudot, et qui a pour double vocation l’étude comparée des littératures francophones, envisagées dans leur contexte historique et social, et l’étude de la langue française appréhendée dans sa diversité sociolinguistique.

Depuis 1987, le GREF a entrepris un programme d’édition d’ouvrages universitaires en français — et a déjà remporté trois fois le prix de l’Apfucc (Association des professeurs de français des universités et collèges du Canada). Un livre du GREF, Autour de Ferron, de Betty Bednarski, a non seulement reçu le prix Gabrielle-Roy, mais a aussi été finaliste des Prix du Gouverneur général. La collection Écrits torontois s’est vu décerner le prix annuel (1996) de la revue Applied Arts Magazine (« A celebration of outstanding design »), catégorie Livre.

« Les Éditions du Gref, écrit Lise Gauvin dans Le Devoir, se sont en quelques années taillé une place de choix, tant par la qualité des auteurs que par le soin apporté à la présentation matérielle des livres. »

Jugement que confirment de nombreux lecteurs : « Réalisé avec un grand soin artisanal, Fastes [d’Édouard Glissant] est déjà un ouvrage de collectionneur » (Universités). « Le livre de Christine Klein-Lataud, Précis des figures de style, unit harmonieusement le scientifique et le didactique… [Il est] animé d’une grande vivacité, de doigté et d’humour » (French Review). L’étude de Jean-Marie Klinkenberg, Le Sens rhétorique (en coédition avec un important éditeur belge, Les Éperonniers) est « une œuvre savamment composite [qui] fera réfléchir autrement chercheurs et étudiants, leur offrant une réflexion d’ensemble, patiente et sans passion polémique, mais passionnante » (L’Information grammaticale).

Pareillement, l’ouvrage Haïti : lettres et l’être, écrit par l’un des meilleurs spécialistes actuels de la question, Léon-François Hoffmann (Princeton), « par l’ampleur et la richesse de son information, par la mise en perspective critique qu’il propose, […] est un excellent guide pour qui veut comprendre la situation culturelle contemporaine d’Haïti » (Le Devoir).

Ou encore, la Bibliographie annotée des écrits d’Édouard Glissant, d’Alain Baudot (prix de l’Apfucc 1994) : « On ne peut que rester ébloui par la rigueur, la compétence, la richesse et l’intelligence de pareil ouvrage […]. Et quelle élégance et quel soin du point de vue de l’édition ! » (Carla Fratta, Université de Bologne) ;
« C’est une somme de données, et en même temps une œuvre de séduction, une superbe démonstration de professionnel, et une affirmation de goût, le goût d’un amateur de poésie et de beaux livres. […] Exemplaire, à tous points de vue. Une bibliographie qu’on lit, comme un livre, c’est rare ! […] [La préface] servira désormais de guide théorique et méthodologique pour tous les auteurs d’entreprises semblables. » (Henri Mitterand, Columbia University)

L’ouvrage de Sylvie Rosienski-Pellerin (directrice du Département d’études françaises de Glendon), Perecgrinations ludiques, fait l’objet de mêmes éloges : « L’étude de Sylvie Rosienski-Pellerin se signale par la finesse de l’analyse, la clarté de l’argumentation… C’est un travail à la fois modeste et solide qui, en dévoilant les secrets de fabrication d’une œuvre (et accessoirement de la création littéraire en général), devrait contribuer à accroître le plaisir du lecteur » (Laure Hesbois, Université Laurentienne, auteur des Jeux de langage) ; « Sylvie Rosienski-Pellerin nous livre ici une réflexion lucide et claire de quelques-uns des aspects les plus remarquables de la création perecquienne le ludisme littéraire comme pure potentialité existentielle » (Pierre Siguret, Université du Québec à Montréal, Discours social / Social Discourse).

À l’automne 1994, le Gref annonçait la parution très attendue d’un ouvrage posthume du grand linguiste français Georges Mounin, Travaux pratiques de sémiologie générale, et lançait le premier numéro
des « Cahiers de la collection Tel », Voyage au bout de l’écrit : de l’exploitation à la production de textes, manuel innovateur pour l’enseignement du français écrit conçu par Sylvie Dejy-Blakeley et Sylvie Rosienski-Pellerin (qui en est à sa quatrième édition et qui a déjà été adopté par une vingtaine d’universités canadiennes et américaines, et par plusieurs cegeps québécois).

Au Salon du livre de Toronto 1995, dix nouveaux ouvrages ont été lancés, parmi lesquels un manuel essentiel de Françoise Mougeon, Quel français parler ? Initiation au français parlé au Canada et en France. Et pour le Cinquième Salon du livre de Toronto, en octobre 1997, au nombre des sept ouvrages sortis, on comptait des livres théoriques (sur Bosco, sur l’écrivain sénégalais Ousmane Sembène), ainsi qu’un ouvrage pédagogique d’un autre professeur du programme de Maîtrise, Claude Tatilon, Écrire le paragraphe.

Dans la même veine, le Gref a publié un manuel de maths, Calculus : calcul différentiel et intégral, de Jean-Claude Bouhénic, ainsi qu’un cd-rom intitulé Paroles francophones : Québec, Ontario, France (réalisé par Françoise Mougeon et Dominique Scheffel-Dunand).

En 2001 et 2002, le Gref a également publié deux manuels d’enseignement de la logique pour l’informatique au niveau universitaire : Éléments de logique pour l’informatique et Exercices corrigés de logique pour l’iknformatique, tous deux par Eugène Roventa.

Outre ces travaux destinés à promouvoir et à diffuser la recherche en français, quatre collections de création ont vu le jour. L’une, « Quatre-Routes », accueille des œuvres inédites de poètes contemporains déjà consacrés (Édouard Glissant, Jean-Claude Masson, Jean Mineur…) La seconde a été lancée au Salon du livre français de Toronto en octobre 1993, et au Carrefour des littératures européennes de Strasbourg en novembre de la même année : intitulée « Écrits torontois », elle compte actuellement vingt titres — d’auteurs exerçant tous à Toronto, quelle que soit leur origine : Paul Savoie, Cécile Cloutier, Paul-François Sylvestre, Hédi Bouraoui, Pierre et Monique Léon, Philippe Garigue, Arash Motashami-Maali, Anne Nenarokof – Van Burek, Christine Dumitiru- Van Saanen, Serge Bennathan, Nathalie Stephens, etc., et permet aux écrivains de la capitale ontarienne d’établir un fécond dialogue avec l’ensemble de la francophonie.

Une collection intitulée « Le beau mentir » (depuis 2001 ; 20 titres en 2012) accueille des romanciers ou nouvellistes francophones du monde entier. Et enfin, une collection « Hors collection », lancée en octobre 2003, rassemble des ouvrages d’inspiration surréaliste ou oulipienne.

Comme le notait donc dès 1992 la revue québécoise Nuit blanche :
« Surveillez le Gref… ».